20.03.2012
Un tramway nommé désir?
Un tramway est beaucoup plus qu’un projet de déplacement, c’est un projet de développement. Cela, l’actuelle municipalité ne l’a pas compris. Oui un système de transports en commun en site propre (TCSP) est plus que jamais souhaitable à Amiens pour des raisons de fluidité de déplacements, d’économie d’énergie et de solidarité. Mais ce projet doit surtout être un projet pour l’emploi, un atout pour le développement. Ce type d’investissement est souvent moteur et entraîne une dynamique nouvelle dans la ville, autant sur le plan urbanistique et commercial que touristique. Un TCSP à Amiens serait donc bien une nouvelle clé pour l’attractivité et l'économie de notre ville.
A ce titre, nous ne pouvons que déplorer les années perdues depuis 2008. La nouvelle étude lancée en 2011 par la nouvelle majorité, a coûté 500 000€, et ne permet toujours pas de dégager une réponse claire sur le choix d’un tramway ou d’un bus à haut niveau de service (BHNS). Cet argent perdu était-il bien nécessaire pour en arriver là, alors qu’on aurait pu prendre appui sur la dernière étude réalisée à la fin du mandat précédent, pour affiner les tracés et étudier plus finement les détails techniques et surtout le plan de financement ?
On le sait, cette nouvelle dynamique du TCSP n’est viable qu’à certaines conditions et nous devons veiller à ce qu’elles soient toutes au rendez-vous pour éviter que ce ne soit finalement qu’un gadget qui viderait les caisses de notre ville.
Prenons l’exemple des autres capitales régionales. Elles sont certes équipées d’un TCSP, mais en bout de ligne de leur tramway, il y a une gare TGV ou un aéroport ! Qu’en sera-t-il pour notre ligne de TCSP mise en service en 2018 selon la majorité ? Cinq ans après l'ouverture du CHU SUD ! Sera-t-elle seulement reliée à notre ligne TER Amiens-Paris qui connaît de lourds dysfonctionnements ?
Le TCSP seul ne parviendra pas à réveiller notre ville endormie et repliée sur elle-même depuis quatre ans. Comment peut-on croire cette majorité qui souhaite faire campagne sur le choix du tramway, alors qu’en-dehors de notre ville, cette même majorité, municipale, départementale ou régionale, assiste aux débats sur le tracé du TGV dans un silence assourdissant et lourd de conséquences pour notre ville ?
Amiens doit retrouver son élan, sa place sur la carte nationale et son rang de capitale régionale. Un tramway seul n’y suffira pas. Il est temps que notre ville se fasse entendre et qu’elle ne reste pas immobile, à regarder passer les trains.
Alors, face à ce choix si important pour notre agglomération, pourquoi ne pas laisser librement le choix aux Amiénois en organisant un referendum d’initiative locale pour un débat qui aille au-delà des élections municipales ? Il est temps de donner enfin la parole aux Amiénois sur un projet si important pour notre avenir.
Pour le groupe MPA-Avenir, Isabelle Griffoin, Nedjma Ben Mokthar, Johanna Bougon, Marc Foucault, Brigitte Fouré, Nathalie Le Clercq, Isabelle Mathieu, Bernard Némitz.
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09.02.2012
Quel accès pour notre hôpital ?
Quel accès pour notre hôpital ?
Actuellement le plus gros chantier hospitalier de France, le nouveau CHU d’Amiens Picardie est en cours de construction et ouvrira ses portes en 2014. Autant dire demain. Ce chantier colossal de 650 millions d’euros est financé par l’Etat. En 2014, le nouvel établissement regroupera toutes les activités de médecine, chirurgie et obstétrique du CHU sur un site unique.
Or, s’il constituera un progrès considérable dans la qualité de l’offre de soins pour Amiens et la région Picardie, la taille de ce regroupement va cependant engendrer un sérieux problème d’accessibilité.
Aujourd’hui, avec les différents sites répartis dans la ville, la circulation générée par l’hôpital ne pose pas de gros problèmes. Mais demain qu’en sera-t-il ? Une certitude : les voies actuelles ne pourront pas accueillir le nombre important de voitures et autres véhicules de transport des patients, des visiteurs et du personnel.
Ce seront chaque jour 6700 employés, 1300 étudiants des professions de santé, 1250 consultants qui se rendront au nouvel hôpital et plus de 1400 personnes hospitalisées qui recevront des visites. A cela il convient d’ajouter tous les transporteurs logistiques et sanitaires. Au total, près de 15 000 véhicules se rendront de façon quotidienne au CHU.
Il est urgent de se pencher sur cette question et d’anticiper ce qui pourrait devenir un problème de circulation d’une très grande ampleur.
Mais à ce jour, rien n’est prévu ! Personne ne bouge !
Ni la ville, ni Amiens métropole, ni le département, ni la région ne sont décidés à financer cette accessibilité, alors qu’ils sont de la même couleur politique. Et même, le Président du Conseil général de la Somme a refusé d’inscrire cette priorité dans le contrat Département – Région, au motif qu’Amiens ne le lui a pas demandé !
Pour la majorité municipale actuelle, le projet du futur transport en commun en site propre visera à résoudre le problème. Ce n’est évidemment pas sérieux, ni en terme de délai ni en terme de réponse aux besoins réels.
Il serait grand temps que cette majorité fasse preuve de responsabilité et se soucie enfin d’apporter une vraie réponse à cet important problème de demain !
Pour le groupe MPA-Avenir, Isabelle Griffoin, Nedjma Ben Mokthar, Johanna Bougon, Marc Foucault, Brigitte Fouré, Nathalie Le Clercq, Isabelle Mathieu, Bernard Némitz.
10:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.02.2012
Attention, le vélo déraille....!
Quelle ne fut pas ma stupéfaction d’apprendre lors du conseil municipal du 26 janvier dernier, de la bouche d’une élue Verte, que le VELAM risquait d’être supprimé si toutefois les dépenses évaluées ne s'avèrent pas trop élevées pour se débarrasser de ce “groupe publicitaire qui a les moyens de verrouiller ses contrats”.
Ce service de location de vélo en libre service ne coûte rien aux Amiénois, car l’installation, la gestion et la maintenance sont financées par JC Decaux, sur le même principe que les abris bus, contre de l’espace publicitaire.
Les vingt six stations VELAM avec ses 313 vélos rendent un service évident aux gens voulant se déplacer rapidement et pas cher sur des petites et moyennes distances en ville et qui n’ont pas forcement un besoin quotidien du vélo.
C’est souvent des utilisateurs du VELAM qui ensuite deviennent clients de Vélo Service. Heureusement que Vélo Service, initié en 1997 par l’équipe de Gilles de Robien, est en permanente expansion et a pu trouver grâce aux yeux de la majorité actuelle !
C’est incompréhensible, qu’une élue Verte ait dénoncé ce service à un moment où notre qualité d’air n’était pas au mieux et que chaque déplacement effectué par un moyen non motorisé devrait plutôt être encouragé.
Le vélo le mode de déplacement le plus propre, le plus sain et le moins bruyant qui soit ne mérite vraiment pas ça. Des dizaines de villes françaises et européennes ont adopté ce système, souvent mis en place par des élus de ce parti politique, mais à Amiens les Verts, qui se disent écologiques, ont aussi la particularité d’être en désaccord avec leurs collègues nordistes sur le Canal Seine-Nord.
Amiens, le 6 février 2012 Johanna Bougon, Conseillère Municipale d’opposition du groupe MPA Avenir
15:44 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



